pose ta question à un intervenant de Tel-jeunes

Comme tu peux voir tu n'es pas seul

Consulte les questions des jeunes sur divers sujets

[ Toute mélangé ]

gabygogo - fille - 12 ans (1 mai 2009)

J'ai 12 ans et je me demande si mes émotions sont trop forte, je m'explique. C'est été, mon oncle est mort car il c'Est "sucidé" en fait, il était alcoolique et il est devennu gravement malade et il ne voulait pas se faire soigné. J'ai pleuré pendant des mois et je me sens coupable de sa mort. Je suis un peu en dépression et je me suis déja un peu automutilé. Mais amies prennent mal la relation fraternel avec un gars de ma classe et une fille de ma classe. Je ne sais pas quoi faire pour régler mon deuil et aussi pour régler mon coeur car il est tout mélangé entre mes amies. Je ne sais plus quoi faire. Suis-je folle?

Réponse de TelJeunes

Salut gabygogo! Avoir l'impression de ne plus avoir l'emprise de notre vie ou que tout nous glisse entre les mains ("suis-je folle"), c'est tout à fait normal quand on traverse une aussi grande épreuve que celle de perdre une personne significative pour nous. La mort, quand on est la personne qui reste, a des effets qui peuvent être bouleversants et c'est normal de te questionner à savoir si ta situation ne va pas en s'améliorant.

Pour ton information, sache que la façon de passer au travers la perte d'une personne que l'on aime est différente pour tout le monde, mais on passe tous par les mêmes émotions de grande peine (tristesse), de colère (contre soi, contre l'autre personne ou contre la situation), d'impression que l'on aurait du faire ceci ou cela (culpabilité), de déprime (avoir l'impression de ne plus avoir d'énergie), de ne pas accepter le départ, etc. Le moment où l'on peut commencer à s'inquiéter, c'est quand cela devient une épreuve qui prend toute la place dans notre vie et qui nous empêche de fonctionner. Tu as le droit de ressentir ce qui prend naissance en toi, mais c'est le comment tu t'y prends pour avoir moins mal qui peut être à questionner et qui peut faire en sorte qu'il faut ou non envisager aller chercher de l'aide. Donc, quand tu écris que tu as déjà eu recours à la mutilation pour soulager ta douleur, sache que ces comportements peuvent en effet te faire du bien, mais cela seulement pour une courte durée, non? En plus, ce soulagement peut devenir un besoin et en plus cette méthode peut avoir des conséquences comme blessure grave, infection, cicatrice visible, etc. Comment as-tu trouvé d'autres moyens pour aller mieux? Est-ce que ceux-ci pourraient t'aider maintenant? Si tu as l'impression que plus rien n'a d'effet rassurant ou aidant pour toi, c'est toujours possible d'aller en parler avec une personne qui pourra t'écouter, te soutenir, t'offrir une épaule pour pleurer, t'accompagner dans les moyens à trouver ou à prendre pour avoir moins mal, etc. Savais-tu qu'il est possible pour toi d'aller en parler avec l'intervenant de ton école (le travailleur social ou le psychologue)? Si tu le préfères, il est toujours possible d'en parler avec une personne avec qui tu te sens en confiance pour commencer. Et entre-temps, n'hésite surtout pas de trouver des petits moyens pour laisser sortir de ton coeur toutes les émotions trop fortes. En écrivant dans un journal, en dansant à tue-tête, en chantant fort sur de la musique, en faisant du sport à pleine énergie (ex: courir autour du bloc, nager ou faire du vélo à toute vitesse), en écoutant des films qui te font du bien, en allant crier dans un endroit pouvant te permettre de le faire (ex: dans les bois, dans un oreiller), etc. Si tu as d'autres questionnements ou inquiétudes au sujet de ce que tu traverses, n'hésite surtout pas d'oser nous téléphoner pour en parler avec nous. Nous sommes disponibles 24 heures sur 24, ma chère gabygogo et c'est pourquoi tu peux compter sur nous en tout temps.

En ce qui concerne tes relations amicales, sache que ça peut arriver d'être toute mêlée ou de ne pas savoir quelle position prendre? Tu sais, avoir une opinion différente de ses amis, ça peut nous amener à ne pas savoir quoi faire de peur de leur jugement ou de leur action envers soi. Est-ce que tu crains le comment elles vont réagir envers toi ma chère gabygogo? Et si tu nommais que tu ne veux pas prendre position pour qui conque, car tu tiens à tous, qu'en penses-tu? Tu sais, en amitié, on peut vouloir être avec des amies dans différents cercles d'amis et cela peut avoir pour effet qu'il faut se positionner en disant que quand on est avec un groupe (ou une personne), on ne parlera pas de l'autre et vis et versa et que nous, on aime les deux groupes (ou personne). Cette position demande du courage et de la confiance en soi. Est-ce que tu as cette énergie en ce moment? Si c'est important pour toi, mais que tu as l'impression de ne pas savoir comment y arriver et bien, je te le répète, nous sommes là pour toi et cela qu'à un coup de fil. Si tu le préfères, pour le moment, tu peux décider de prendre une position de silence ou de t'allier au groupe et non à la fille. Garde en tête que toute position aura des effets et parfois, ils ne sont pas tous prévisibles. Pour cela, il peut être aidant de s'écouter et d'y aller avec nos valeurs, nos besoins et nos conceptions de ce qu'est supposé être l'amitié. Je te laisse penser à tout ce que je t'aie écrit. Et, je termine en te disant de prendre soin de toi pour les prochains et jours et de ne pas demeurer toute seule avec ta peine, ma chère gabygogo. S'ouvrir, ça fait du bien et tu as déjà fait un petit pas à ce sujet en nous écrivant aujourd'hui. Sur ce, essaie de continuer!

Tel-jeunes

exprime-toi

Quelles sont mes forces?

Merci d'avoir voté.

à voir aussi
parents et intervenants

Services offerts par Tel-jeunes