Santé mentale
 
Automutilation
 
Qu’est-ce que c’est?
  • S’automutiler, c’est s’infliger des blessures à soi-même.

  • De façon générale, ces blessures ne sont pas des tentatives pour mettre fin à sa vie, mais plutôt des tentatives maladroites pour mettre fin à sa détresse émotive.

  • L’automutilation (ou l'auto-mutilation) peut se présenter sous différentes formes :
    • coupures;
    • égratignures; 
    • brûlures; 
    • coups à la tête; 
    • surdose de médicaments;
    • etc.

 
Pourquoi?
  • L’automutilation (ou l'auto-mutilation) peut survenir pour diverses raisons. Par exemple, elle peut être utilisée pour tenter de :
    • exprimer des émotions intenses et douloureuses, telles que la culpabilité, la tristesse, la colère pouvant être associées à des événements difficiles (ex. : deuil, rupture relationnelle, agression physique ou sexuelle);
    • soulager une douleur et une détresse psychologique;
    • demander de l’aide et du soutien;
    • avoir une impression de contrôle dans une situation où la personne craint de perdre le contrôle;
    • diminuer une sensation de vide ou d’engourdissement;
    • etc.

  • L’automutilation est souvent une façon inadéquate d’exprimer ses émotions lorsque la personne se sent dépassée et ne connait pas d’autres moyens de le faire. 

  • La personne qui s’automutile n’a malheureusement pas appris comment exprimer les émotions douloureuses qu’elle vit. Parfois, elle peut aussi avoir de la difficulté à les comprendre. 

  • C’est une méthode de résolution de problème inefficace qui ne peut apporter qu’une impression de soulagement à très court terme.

 
Attention!
  • Savais-tu que les blessures laissent des cicatrices qui peuvent être permanentes?

  • Savais-tu qu’il est possible que ces cicatrices peuvent te gêner dans tes activités (ex. : natation, bal de finissants, soccer, etc.) et dans tes relations interpersonnelles et amoureuses, maintenant et dans le futur?

  • Savais-tu que c’est un comportement qui peut rapidement entraîner une dépendance qui pousse la personne à le faire de plus en plus souvent?

  • Savais-tu qu’elle peut entraîner un cercle vicieux dans lequel tu te sentiras de plus en plus en détresse? Par exemple, lorsque que tu te fais mal parce que tu te sens dépassé(e) par les émotions intenses que tu vis, ces émotions ne disparaissent pas, elles restent intactes. Avec le temps, tes difficultés ne se règlent pas et tes émotions augmentent en intensité. Ensuite, un sentiment de culpabilité face à tes blessures (cicatrices) et de l’impuissance s’y ajoutent et font en sorte que tes gestes d’automutilation deviennent de plus en plus fréquents et dangereux. Voici pourquoi il est important d’en parler et d’aller te chercher de l’aide rapidement.

 
Quoi faire?
  • Si tu t’automutiles ou si tu es tenté(e) de le faire
    • Il est important d’en parler à quelqu’un en qui tu as confiance;
    • Consulte un médecin ou un professionnel de la santé tel qu’un psychologue ou un intervenant à ton CLSC ou à ton école afin de ne pas rester seul(e) avec cette détresse. Ils pourront t’aider à trouver des stratégies efficaces pour calmer ta souffrance et te sentir mieux de façon durable;
    • Stratégies pour diminuer ta détresse en attendant d’aller te chercher de l’aide :
      • Tu peux utiliser des stratégies pour exprimer tes émotions désagréables ou douloureuses. Par exemple, tu peux :
        • Crier dans ton oreiller;
        • Donner des coups dans des objets mous (oreiller, coussins, matelas, «punching bag», etc.);
        • Écrire tout ce qui te passe par la tête et déchirer tout ça ensuite;
        • Se défouler à travers une activité physique (course, natation, danse, etc.);
        • Pleurer;
        • S’exprimer à travers une activité artistique (dessin, chant, musique, etc.).
      • Tu peux utiliser des stratégies pour te distraire ou te concentrer sur le moment présent. Par exemple, tu peux :
        • Faire une activité plaisante (ex. : cinéma, prendre un bain, lire, jeux sur Internet, regarder des photos); 
        • Faire une activité physique (ex. : course, planche à roulettes, bicyclette);
        • Écouter ou jouer de la musique qui te rend de bonnes humeurs; 
        • Téléphoner à un(e) amie;
        • Planifier une sortie avec un(e) amie;
        • Relaxer. Prends un moment de pause et respire profondément et lentement en gonflant et dégonflant ton ventre tout en t’imaginant dans un endroit calme, paisible et rassurant;
    • Prends le temps d’identifier les activités qui t’aident à te changer les idées. 
    • Fais une liste de ces activités. Par la suite, lorsque tu te sentiras dépassé(e), tu pourras t’y référer et choisir une activité qui t’aidera à passer à travers ce moment.
    • Si tu t’automutiles, n’oublie pas de prendre soin de tes blessures en les désinfectant.

  • Si tu penses que ton ami(e) s’automutile :
    • Il est important que ces gestes soient pris au sérieux en tout temps;
    • Ta première réaction peut être la panique ou la colère et c’est bien normal ;
    • Cependant, ton ami(e) a besoin que tu fasses de ton mieux pour être calme et à l’écoute sans le/la juger. Souvent, il peut avoir honte de ses comportements d’automutilation;
    • Encourage-le/la à aller se chercher de l’aide professionnelle, car tu ne peux pas prendre sa situation sur tes épaules. Tu pourrais, par ailleurs, l’accompagner dans ses démarches;
    • Rassure ton ami(e) en lui exprimant que tu l’apprécies et que tu es là pour lui/elle lorsqu’il/elle voudra en parler;
    • Pose lui des questions sur les situations de stress qui le/la préoccupent, pour l’aider à exprimer ses émotions; 
    • Aide le/la à utiliser des stratégies pour se faire du bien ou se défouler lorsqu’il/elle se sent en détresse :
      • faire une activité plaisante (cinéma, prendre un bain, lire, jeux sur Internet, regarder tes photos), 
      • faire une activité physique (course, planche à roulettes, bicyclette), 
      • écouter ou jouer de la musique, 
      • téléphoner à un(e) amie, 
      • s’entourer d’ami(e)s, etc. 
    • Aide ton ami(e) à identifier les activités qui sont les plus aidantes pour lui ou elle.
    • Ne reste pas seul et va te chercher du soutien auprès de personnes en qui tu as confiance car cette situation peut être très lourde et difficile émotivement pour toi aussi;
    • À éviter : critiquer ton ami(e) et lui montrer que tu ne comprends pas ses gestes; fais de ton mieux pour être respectueux(se) et compréhensif(ve) face à sa souffrance.
exprime-toi

Quelles sont mes forces?

Merci d'avoir voté.

à voir aussi